5 erreurs basiques à chercher chez votre adversaire quand vous débutez en Heads-Up NL.
Article écrit par Frederic Bush pour “2+2 Internet Magazine”, traduit et adapté par jonathanb pour Clubpoker.net et son blog.
Il est dur d’ obtenir un plus gros avantage au poker qu’en heads-up (HU) contre un adversaire faible, tout particulièrement dans les parties de heads-up en cash game qui peuvent être extrêmement rentable en ce moment, car peu de choses ont été écrites sur le sujet sur la manière de jouer en tête à tête, et le peu qui existe se concentre sur le HU en tournois. Le fait qu’ il y ai un ante en tournoi, et la moindre profondeur des tapis font que ces conseils ne sont pas totalement applicable dans une partie de cash-game, ce qui signifie que les nouveaux joueurs n’ ont que peu de tuyaux sur la manière de jouer. Je suis sûr que cela va changer au cours des prochaines années, en même tant que la popularité de cette forme de poker, mais pour l’ instant la période est favorable au dégagement de gros profits.
Voici 5erreurs courantes que font mes adversaires en HU, ce sont celles que je considère les plus faciles à détecter et les plus rentables à exploiter. Je pense que même sans une connaissance théorique profonde du HU NL, un joueur gagnant en table de 6 ou 10 joueurs, a un gros avantage face à un adversaire qui fait ces erreurs.
- Votre adversaire limp en position de small blind au lieu de relancer.
J’ai récemment recommencé à jouer en HU après plusieurs mois d’ arrêts, et j’ai refusé de jouer contre un joueur que j’ avais repéré comme étant un régulier, un joueur gagnant. “Bonne chance avec les limpers au bouton et les minbuyers (joueur qui s’ assoit à une table avec le minimum)” me dit il de manière sarcastique. Se caver au minimum n’ est pas une erreur très grave, en revanche limpé au bouton l’ est.
Le move le plus puissant que vous pouvez faire en HU est de relancer votre petite blinde (SB). Comme David Slansky nous l’ apprend dans “The Theory of Poker”, le poker est une lutte pour les antes, qui sont ici les deux blinds. Relancer au bouton est presque une garantie de ne pas se faire voler sa blind. A la grosse blinde, on jouera peu de mains, car le désavantage lié à la position est dur à combler. L’ effet sera immédiat, si vous relancez la plupart de vos mains en position vous aurez un avantage notable face à un joueur serré.
Ce move est tellement évident pour les bons joueurs qu’ils le font de manière quasi automatique, c’est un bon indicateur du niveau du joueur que vous affrontez. Ne pas relancer au bouton c’est permettre à son adversaire de jouer beaucoup de pots qu’ il n’ aurait pu s’ accaparer face à une relance appropriée préflop. C’ est une grosse faille dans votre jeu.
Je tiens à signaler que quelqu’un qui relance dans 60% des cas et complète dans les 40% restants fait toujours une erreur (d’ autant plus qu’il donne une indication sur la main qu’il a) mais tout de même c’est une erreur moins grossière qu’ un joueur qui complète dans 60% des cas et se couche dans les 40% des cas restants.
Il est toutefois très rare de tomber face à un joueur qui va souvent se coucher au bouton. Ce type d’ individu est généralement un joueur qui commence débute en HU. Si vous trouvez quelqu’un qui se couche plus de 50% des fois en petite blind alors vous devriez pouvoir le battre en jouant le temps et en volant plus de blind qu’ il ne vous vole les votre.
2. Votre adversaire se couche rarement en grosse blind quand vous relancez (en petite blind).
J’ai déjà mentionné à quel point la position est importante. La plupart de vos gains en HU vient des personnes qui jouent mal en grosse blind, cela signifie la plupart du temps qu’il voit trop de flop. Le joueur en position controle la taille du pot qu’il veut jouer et peut ainsi punir un adversaire qui joue trop de mains faibles.
De petites cartes de même couleur font au mieux de petites paires ou une couleur faiblarde, une grosse carte vous apportera une grosse paire toute relative et sera dur à situer face au jeu du joueur en position. Celui la même qui peut checker au flop/turn/river pour contrôler la taille du pot avec une main moyenne,ou qui peut miser la taille du pot et vous mettre dans une situation chère et délicate dont il est dur de se dégager…
Vous allez également parfois rencontrer des personnes qui jouent 100% de leurs grosses blinds, rares et précieux ces joueurs se retrouvent ainsi la plupart du temps avec de mauvaises mains en mauvaise position…
3.
Maintenant que vous relancez beaucoup depuis la petite blind, vous allez être amener à relancer des mains plutôt faibles, et dans ces cas la meilleure des défenses est l’attaque. Une grosse blind qui relanceras beaucoup préflop est votre pire ennemi car vous serez confronter à une difficile décision : lâcher votre main préflop ou vous impliquez dans un gros pot avec une main marginale.
Réciproquement, en position vous allez recevoir quelques coups de couteau. Un joueur qui va faire un check/raise est beaucoup plus dangereux. D’abord, car vous perdez le contrôle sur la taille du pot dans ce cas et ensuite car vous perdez votre “pot equity” avec des mains à potentiel comme 2overcards, une petite paire, ou un tirage ventrale devant vous couchez devant un check/raise substantiel.
Un adversaire faible qui se contenterait de check/suivre vous laisserez tirer…
4. Votre adversaire paye passivement de grosses mises pour trouver un tirage.
De temps en temps, il est difficile d’ identifier un joueur qui chasse trop de mains en heads-up. Une bonne stratégie de HU implique de payer des mises avec des mains qui vous vaudrez pas mal de moqueries en full ring (table de 10). Ainsi, vous trouverez des joueurs qui abusent de cela et payeront avec une overcard, un tirage ventrale pour une petite quinte, voir même runner runner tirage couleur. Il faut comprendre que payer cher pour un tirage , surtout hors de position, n’ est pas plus justifiable en heads up qu’en table de 6 ou 10 joueurs. Surtout quand vous avez la possibilité d’ opter pour d’ autres stratégies comme prendre l’ initiative des mises ou faire un check/raise.
Quand votre adversaire paye cher au turn et que vous finissez par gagner la main avec une main marginale, mémorisé bien ce qu’ il avait. Ainsi contre ce type de joueur, soyez plus enclin à miser au turn sur un board favorable aux tirages même avec une petite main! Et surtout n’ ayez pas peur de les sortir du coup quand vous avez une main valable (du style paire max) en misant la taille du pot.
5. Votre adversaire fait des relances et des mises minimums.
Un adversaire qui fait une relance minimum préflop de manière automatique est déjà plus intelligent que quelqu’un qui se contente de coller, mais il vous donne toutefois de jolie côte pour jouer, vous permettant ainsi de payer avec une plus grande variété de mains.
Un adversaire qui fait une mini relance après le flop, vous donne de très bonnes côtes pour payer , améliorer votre main et se charge même ainsi de construire un pot important que vous serez en mesure de gagner.
Un adversaire qui fait une mise minimum après le flop, vous offre une multitude de façons de réagir. Vous pouvez ainsi payer avec quasiment rien, ou le relancer pour construire un joli pot.
Une mise minimum après le flop, peut être une stratégie intéressante combinée à une main qui a collé la blind préflop.
Ces conseils devraient vous aider dans votre sélection d’adversaire si vous êtes nouveau dans le poker heads-up. Vous constaterez, peut être avec surprise, à quel point il est facile de trouver des adversaires de très faible niveau dans les petites parties de heads-up, une fois que vous avez compris comment les reconnaitre..


